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Visite du cimetière de Nemours

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Comme dans la plupart des cimetières une bonne place est laissée au souvenir

des deux dernières guerres.

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La majorité des personnalités sont inhumées dans la partie ancienne du cimetière :

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On y trouve trois officiers de Napoléon 1er  :

 

 Sébastien Charroy

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Lieutenant colonel de l’état-major de la Garde Impériale, le Chevalier Sébastien Charroy est né dans la Meuse en 1769.

Il a suivi l’empereur dans presque toutes ses campagnes : Belgique, Hollande, Rhin, Italie, Egypte, Syrie, Autriche, Prusse, Pologne, Espagne, Portugal.

Il est Officier de la Légion d'Honneur et Chevalier de Saint-Louis.

Il est décédé le 9 décembre 1844.


Il a écrit lui-même l’épitaphe inscrite sur sa tombe :
"O belle France, ma chère Patrie ! Puissent les Princes qui régneront sur toi, apprécier toujours ton importance européenne ; protéger ton honneur, ta gloire et les libertés de tes vaillants Enfants".

 

Claude d'Allemagne

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Claude d'Allemagne, alias Dallemagne, né le 8 novembre 1754 à Peyrieu (Ain) et mort le 24 juin 1813 à Nemours (Seine-et-Marne), est un général français de la Révolution et de l’Empire, et un député au Corps législatif de l'an X à 1813.

Il s'engagea, à 19 ans, dans le régiment de Hainaut, il prend part à la guerre d’indépendance américaine et gagna à la bataille de Savannah les galons de sergent.

Officier en 1790, général de brigade le 22 décembre 1793, il suit la campagne d'Italie de 1796, et mérite par sa conduite au siège de Mantoue, un sabre d'honneur et cette mention de Napoléon Bonaparte : « Le succès fut quelque temps incertain, mais j'étais tranquille; la brave 32e demi-brigade, commandée par Dallemagne, était là. » Il contribue encore aux victoires de Castiglione et de Roveredo, est nommé général de division en 1796, chargé en 1798 du commandement de l'armée de Rome.

Le 6 germinal an X, le Sénat conservateur le choisit comme député de l'Ain au Corps législatif dont il devient vice-président en 1805. L'empereur le met en mars 1809, à la tête de la 25e division militaire, puis en août suivant, à la tête de la 1re division de l'armée de Hollande. Il venait de voir renouveler son mandat de député au Corps législatif le 6 janvier 1813, et d’être créé baron de l'Empire le 19 juin suivant, lorsqu'il meurt le 24 juin 1813 à Nemours où il est enterré.

Il est commandeur de la Légion d’honneur et son nom figure sur l’arc de triomphe à Paris (26ème colonne).

 

Célestin Joseph Castille

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Né en 1770 à Douai, Célestin Joseph Castille est un chevalier de l’Empire.

Canonnier au 3ème régiment d’artillerie à pied, il rejoint l’armée de Saint-Domingue en 1801.

Fait prisonnier par les anglais, il reste en captivité en Jamaïque.

Il rentre en France après un détour par les Etats-Unis en 1804 et participe ensuite aux campagnes de Prusse et de Pologne.

Il est colonel, officier d’ordonnance de Napoléon 1er, inspecteur général d’artillerie.

Il est officier de la Légion d’honneur et chevalier de Saint-Louis.

Il décède à Nemours en 1822.

 


  

Une victime de l’explosion du cuirassé Iéna en 1907 :

 

Germain Aglantier

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Le 12 mars 1907, le cuirassé Iéna est dans le bassin Missiessy à Toulon, les travaux de visite de la mèche du gouvernail et de carénage du bâtiment sont presque terminés. Tout paraît normal dans la vie du bâtiment. Après le déjeuner l’appel est fait. Les hommes de l’équipage regagnent leur poste. Les ouvriers détachés de l’arsenal pour la réparation de l’Iéna ne sont pas encore remontés sur le cuirassé pour reprendre les travaux interrompus par le repos du midi. Après 13 h 30, une explosion a lieu dans la soute à munitions de 305 mm arrière, gagnant l’ensemble du bâtiment. Le cuirassé Patrie amarré dans la darse voisine défonce la porte du bassin d’un coup de canon pour inonder le bassin.

Dans cette catastrophe, il y a eu 117 morts et 33 blessés.

Le 17 mars 1907, les funérailles des victimes de l’explosion du Iéna ont lieu en présence de Monsieur Fallières, président de la République. La cérémonie d’hommage est célébrée pour l’ensemble des victimes dont le nemourien Germain Aglantier maître mécanicien à bord du cuirassé.

 


 

Des artistes :

 

Justin-Chrysostome Sanson

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Justin-Chrysostome Sanson, né le 9 août 1833 à Nemours et mort le 1er novembre 1910 à Paris , est un sculpteur français. Il est le principal fondateur du château-musée de Nemours. 

En 1852, il est élève à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier de François Jouffroy. Il obtient en 1861 le grand prix de Rome pour son bas-relief Ulysse ramenant Chryséis à son père, et devient pensionnaire de la villa Médicis durant cinq ans, parachevant sa formation au milieu des œuvres de l'Antiquité.

Pour le Salon de 1866, il envoie de Rome, le Danseur de saltarelle (œuvre acquise par l’Etat et placée dans le jardin de Diane au château de Fontainebleau).

Entre 1868 et 1883, il réalise des sculptures pour la décoration de monuments parisiens comme le palais des Tuileries, l'hôtel de ville, le palais du Louvre, l'Opéra Garnier, l'église Saint-François-Xavier. Pour le palais de Justice d'Amiens, il sculpte les figures de La charité de Saint Martin, Le Droit, La Justice, La Loi, etc.

La plus primée de ses œuvres est sa Piéta, conservée dans l'église Saint-Jean-Baptiste de Nemours, dont le bronze est médaillé au Salon de 1869, et le marbre à l'Exposition universelle de Paris en 1878.

Justin Sanson est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1873.

En 1901, Sanson crée avec deux autres artistes nemouriens l'association de la Société des Amis du Vieux Château afin de sauver le château de Nemours de la ruine. Après restauration, le musée ouvre ses portes le 18 octobre 1903.

Sanson fait don d'une partie de ses œuvres au musée dès 1901.

Il meurt le 1er novembre 1910 en son domicile dans le 6e arrondissement de Paris.

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La Piéta de Sanson à l'église de Nemours

 

Ernest Marché

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Gaston Ernest Marché né le 14 septembre 1864 à Nemours et mort en 1932, est un peintre français et conservateur du musée de Nemours de 1911 à 1932.

Ernest Marché arrive à Paris pour suivre les cours de l'École des arts décoratifs, puis entre à l'Académie Julian dans les classes de Jules Lefebvre, Benjamin-Constant et Tony Robert-Fleury.

En 1891, au Salon des artistes français, il rencontre le succès pour ses paysages des bords du Loing, il se consacrera à une carrière de paysagiste impressionniste.

En 1900, il obtient à Paris une médaille de bronze de peinture à l'Exposition universelle, et il collabore comme décorateur au Panorama de la tour du monde à l'Exposition universelle de Paris (1910) à celui de Rio, en 1918 au Panthéon de la guerre et également au décor de 2 écoles parisiennes en 1908.

En 1906, Marché est lauréat d'une bourse de voyage à l'exposition coloniale de Marseille, il décide de partir en Algérie, ce qui le confrontera avec succès aux lumières et paysages algériens (peinture de Biskra).

En 1901, il participe aux travaux de restauration du château de Nemours et à l'organisation et au fonctionnement du musée, où il sera conservateur de 1911 jusqu'en 1932.

Un square de Nemours porte son nom.

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Le château-musée de Nemours

 

Charles Lorin

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Charles Lorin (1889-1978) compositeur, a été le chef de l’Harmonie de Nemours (fondée en 1872)

de 1919 à 1977. Une rue de Nemours porte son nom.

Musicien complet, Charles Lorin est le chef de file d’une lignée de musiciens :

-son fils aîné Etienne Lorin fera une carrière d’accordéoniste et rendra son instrument populaire grâce à son Ecole d’accordéon Paul Beuscher.
Le fils d’Etienne ; Michel a été percussionniste à la Garde Républicaine, son fils Cyril lui a succédé.

-son fils cadet Marcel Lorin (pianiste, clarinettiste, compositeur) prit la direction de l’Harmonie de Nemours au décès de son père.

La fille de Marcel ; Michèle est membre de l’harmonie (saxophone et percussions), sa fille Aline est hautboïste (membre de la Bande des hautbois)

Le site de l’Harmonie de Nemours : http://www.harmonie-nemours.com/

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L'Harmonie de Nemours en 1958. En bas au centre Charles Lorin, derrière lui son fils Marcel.


 

Un homme de lettres :

 

François Hédelin abbé d'Aubignac

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François Hédelin, connu en littérature sous le nom d'abbé d'Aubignac né à Paris en 1604, est un dramaturge et théoricien français du théâtre.

Après avoir achevé ses études, il exerce la profession d'avocat à Nemours, où son père a acheté la charge de lieutenant général. Il abandonne bientôt le barreau pour l'état ecclésiastique et devient précepteur du duc de Fronsac, neveu du cardinal de Richelieu.

Puis il revient à Nemours et reprend la charge de lieutenant général de son père décédé en 1638.

De 1642 à 1650, il présente quatre tragédies écrites selon ses règles (unité de lieu, de temps, d'action et vraisemblance de la représentation) et il publie en  1657, sa Pratique du théâtre (rédigée vers 1640).

Il est admis à Académie des Belles-Lettres en 1663 et meurt à Nemours en 1676.

 


  

Un archéologue :

 

Edmée-Edmond Doigneau

 

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Edmée-Edmond Doigneau né à Nemours en 1825 fit ses études au collège de Fontainebleau avant de se consacrer aux recherches archéologiques et à la sculpture.

Il est considéré comme le pionnier de l’archéologie locale de Nemours et de ses environs y ayant

découvert de nombreux vestiges de l’époque paléolithique.

Membre de la société d’archéologie de Seine-et-Marne, il a également été conseiller municipal puis

adjoint au maire de 1865 à 1891, et ordonnateur de l’hospice.

En 1884 il publie un ouvrage : Nemours : temps géologiques, temps préhistoriques, temps historiques (Librairie P. Garcet et Nisius) .

Il meurt dans sa ville natale en 1891.

 


 

Un graveur imprimeur :

 

Adolphe Ardail

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Adolphe Ardail né à Nemours en 1835, est un imprimeur taille-doucier et premier conservateur du musée de Nemours.

Il a une carrière exemplaire notamment au sein de l’imprimerie Salmon-Porcabeuf à Paris. Il participe à sa mesure à donner à l’impression en taille-douce ses lettres de noblesse.

« Être imprimé par Ardail, ou ne pas l’être du tout » aimaient à dire les graveurs qui reconnaissaient en lui un ouvrier de grand talent et un homme d’aimable caractère.

Son amitié avec de grands artistes de son temps lui permet de rassembler une magnifique collection de gravures.

En 1886, il reçoit Les Palmes académiques pour son travail d'imprimeur en taille-douce.

A sa retraite en 1901, Adolphe Ardail lègue une grande partie de sa collection à la Bibliothèque Nationale de France (près de 1800 estampes), afin qu'elle ne soit pas dispersée. La même année, il rejoint sa ville natale, devient membre fondateur de la société des Amis du Vieux Château et contribue à transformer le château médiéval de Nemours en musée. Il fait alors don de ses dernières gravures pour constituer le fonds d'estampes du musée, continuant de l'alimenter pendant les 10 années où il en fut le conservateur.

Il meurt à Paris en 1911.


 

Un minéralogiste :

 

Pierre Berthier

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Né à Nemours en 1782, Pierre Berthier est un ancien élève de l'Ecole polytechnique (promotion 1798) et de l'Ecole des Mines.

Retraité comme inspecteur général des mines de 2e classe (1848), il est membre de l'Académie des sciences dès 1827. Nommé professeur de docimasie et chef du Laboratoire à l'École des Mines de Paris (1816), il conserve ses fonctions jusqu'en 1845, tout en étant suppléé comme professeur par Ebelmen à partir de 1840. En dehors de son "Traité des essais par la voie sèche", couronnement de son enseignement, il donne une série d'analyses dans les "Annales des Mines". Grand savant, à qui nous devons la découverte de la bauxite, il est à l'origine de grands progrès dans la minéralogie et la géologie. Ses analyses portent sur les eaux minérales et les phosphates minéraux, qui en font un précurseur dans l'indication des niveaux phosphatés du gault et d'autres horizons géologiques. Ses analyses sur les cendres des végétaux et les terres végétales éclairent les problèmes fondamentaux de l'agriculture rationnelle ; il est médaillé de la Société impériale d'agriculture.

Il est officier de la Légion d’honneur.

Il meurt à Paris en 1861.

 


  

Un avocat, procureur du roi puis député :

 

Mathurin Louis Etienne Sédillez

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Mathurin Louis Etienne Sédillez né en 1745 à Nemours est un avocat, procureur du roi puis député.

Après ses études de droit à Orléans il exerce la profession d’avocat à Nemours puis est procureur du roi en la Maison des Eaux et Forêts de sa ville natale avant d’être président du Tribunal du district de Nemours.

Il est député au Corps législatif de 1811 à 1815 (il avait été député de Seine-et-Marne à l’Assemblée législative de 1791).

En 1804 il nommé inspecteur général des écoles de droit (pour Aix-en-Provence, Grenoble et Turin) puis à La Restauration il devient inspecteur général des études et conseiller ordinaire de l’Université.

Il est chevalier de la Légion d’honneur.

Il meurt à Nemours en 1821 ayant publié quelques ouvrages de droit.

 


 

Un maire et un curé de Nemours :

 

Léon Daunay

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Né en 1872, Léon Daunay est Conseiller Général de Seine-et-Marne et Maire de Nemours de 1908 à 1935.

Il est officier de la Légion d’Honneur.

 

Une rue de Nemours porte son nom.

 

 

Chanoine Paul Chéreau

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Le chanoine Paul Chéreau est Curé-Doyen de Nemours de 1938 jusqu’à son décès survenu en 1961 âgé de 76 ans.

 


 

Et comme dans tout cimetière quelques œuvres d’art et curiosités

 

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- Texte et photos Jean-Michel SAINCIERGE, janvier 2018 -

 

-Tous droits réservés-
Conformément aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle,
 les photos et les textes sont protégés par le Droit d'Auteur.

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Sources

 

Nemours-St-Pierre centre d’excursions. Guide Office tourisme 1966 Nemours imp. Lesot

Nemours par E. Doigneau 1884 Librairie Garcet et Nisius

Documentation Mairie de Nemours

 

Site des amis du patrimoine Napoléonien

Site de l’Assemblée nationale - députés

Site des cimetières landrucimetière.fr

Site histoire-genealogie.com

Site musicologie.org

Site aprlmusic.com

Site academic.com

Site data.bnf.fr

Site persee.fr

Wikiphidias

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