Mémoire de Seine-et-Marne

03 juillet 2016

 Mémoire de Seine-et-Marne

par Jean-Michel Saincierge

La Croix du Calvaire Juillet 2007

La croix du calvaire en forêt de Fontainebleau, photo Jean-Michel Saincierge 2007.

 

Mes deux autres sites :

 

- Quelques musiciens aux environs de Fontainebleau :

http://musiciens77.canalblog.com/ 

- Orgues 77 le site des Orgues de Seine-et-Marne :

http://orgue77.canalblog.com/

 

 

Posté par 77000 à 08:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Une colonie d'artistes au cimetière de Saint-Pierre-lès-Nemours

   

Le cimetière de Saint-Pierre-lès-Nemours en Seine-et-Marne abrite toute une pléiade d’artistes ;

peintres, scuplteurs, illustrateurs, photographes, musiciens, comédiens, certains étant issus de

grandes familles comme les Boutet de Monvel, Brissaud, Chopy...

Je vous invite à me suivre pour faire connaissance avec ces illustres personnages.

 

P1080906

P1080905 

 

Prenons l'allée centrale qui nous mène rapidement devant la tombe de Louis-Maurice Boutet de Monvel.

 

1 

Louis-Maurice BOUTET DE MONVEL (1850-1913) est un peintre, aquarelliste et illustrateur.

Petit-fils par sa mère du ténor Adolphe Nourrit et arrière-petit-fils par son père du grand Monvel, Maurice Boutet de Monvel est issu d’une famille d’artistes.

Son père, Benjamin Boutet de Monvel, fut un professeur de physique et de chimie réputé, auteur de plusieurs manuels d’enseignement. Second d’une famille de neuf enfants, Maurice Boutet de Monvel passe la plus grande partie de son enfance à Paris où son père enseigne au lycée Charlemagne. Autorisé après son baccalauréat à suivre des études de peintre, il passe une année près de Louis-Henri de Rudder, avant d’entrer au début de 1870 à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris dans la classe d’ Alexandre Cabanel.

En 1876 il épouse Jeanne Lebaigue, la fille d’un autre professeur du lycée Charlemagne dont il aura deux fils : Roger, écrivain et Bernard, peintre.

2 

Il expose régulièrement au Salon où il obtient la médaille de bronze en 1878 et celle d’argent en 1880. Il illustre de nombreux ouvrages, dont les Fables de La Fontaine, le journal pour enfants Saint-Nicolas. Ses albums destinés à la jeunesse sont à compter parmi les plus beaux publiés en France. Les commandes affluent et sa célébrité est reconnue jusqu’aux Etats-Unis, où il se rend pour accompagner une de ses expositions, cependant que la critique viennoise salue son importance dans la formation des jeunes illustrateurs, attestée par sa participation à la Sécession de Vienne en 1899.

A l’Exposition Universelle de 1900 il est récompensé par une médaille d’or pour son vaste panneau « Jeanne à la cour de Chinon ».

A la fin de sa vie il se partage entre son atelier parisien de la rue du Val de Grâce dans le 5ème arrondissement, et celui de la villa Les Peupliers rue Girault à Nemours.

3

Dans cette même tombe est inhumé son fils aîné l’écrivain Roger BOUTET DE MONVEL (1879-1951).

Après des études de lettres et un séjour d’un an en Angleterre, il devient dans un premier temps secrétaire du directeur de l’Imprimerie Nationale. Puis il publie de nombreux ouvrages :

Les variétés, Les Anglais à Paris, Grands seigneurs et bourgeois d’Angleterre, Une vie de Saint-François d’Assise (illustré par son père), Cervantès et les enchanteurs, Pérou et Chili, la vie de Lord Byron… 

 = = = = = = = = = = = =

Dirigeons nous maintenant vers la tombe de l'autre fils Boutet de Monvel : Bernard

 

1

Fils de Louis-Maurice, Bernard BOUTET de MONVEL (1881-1949) grandit entre Paris et Nemours, et se destina à devenir peintre dès l’âge  de seize ans. Il devint d’abord l’élève de Luc-Olivier Merson, dont il suivit les cours à partir de pâques 1897, avant d’étudier également la sculpture avec Jean Dampt, à partir de l’automne de cette même année.

Peintre, illustrateur, aquafortiste, sculpteur, décorateur, il est autant connu en France qu’aux Etats-Unis. Il travaille aussi pour des magazines de mode et de haute couture.

Le Portrait qu’il envoie au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts de 1908 — en fait un autoportrait le montrant dans la campagne de Nemours un jour d’orage et flanqué de deux lévriers — lui vaut la reconnaissance définitive de la critique et de ses pairs qui le nomment sociétaire de cette société.

2

En 1921 il épouse Delphina EDWARDS BELLO (1893-1974) guitariste émérite, jeune et belle héritière chilienne. Ils auront une fille unique Sylvie.

En 1936, il se fait construire à Palm Beach un pavillon octogonal appelé La folie Monvel.

Il devient le portraitiste le plus demandé par la Café-Society américaine. C’est lors d’un de ses nombreux voyages outre Atlantique qu’il meurt le 28 Octobre 1949 dans le « crash des Açores »,accident d’avion dans lequel périssent également le boxeur Marcel Cerdan et la violoniste Ginette Neveu.

On peut voir ses œuvres dans de nombreux musées à Paris (Petit Palais, Carnavalet, Arts décoratifs, BNF….) Beauvais, Le Havre, Lille, Orléans, Tours … et aux Etats-Unis ; New-York, Pittsburgh, Indianapolis... 

3

 = = = = = = = = = = = =

Dans la même partie du cimetière se trouve une grande partie de la la famille Brissaud .

 

1

Édouard BRISSAUD (1852-1909), médecin des hôpitaux de Paris, professeur d’histoire de la médecine puis de pathologie médicale à la faculté de médecine de Paris, membre de l’Académie de médecine, est un neurologue éminent, fondateur de la Revue neurologique, auteur d’un monumental Atlas du cerveau humain et d’une talentueuse Histoire des expressions populaires en médecine. Il vit au milieu d’une famille fourmillant d’artistes, peintres, musiciens et surtout comédiens et acteurs lyriques. Artiste lui-même, pianiste émérite, il fréquente Anatole France, la Comtesse Anna de Noailles, Léon Daudet, et Marcel Proust dont il serait le modèle du docteur du Boulbon dans La Recherche .

2

Il épouse en 1879 Hélène BOUTET de MONVEL (1852-1926), petite-fille du comédien Monvel et descendante par sa mère du ténor d’opéra  Adolphe Nourrit. (elle est la sœur du peintre Louis-Maurice Boutet de Monvel)

Trois fils naissent de leur union : Jacques peintre, Etienne médecin et Pierre illustrateur.

 = = = = = = = = = = = =

1b

Jacques BRISSAUD (1880-1960) est peintre, sculpteur et lithographe .

Fils aîné du médecin et neurologue Edouard Brissaud, Jacques BRISSAUD est élève à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Son oncle est le peintre Louis-Maurice Boutet de Monvel.

2

Peintre de genre, il compose des scènes de chasse à courre et exécute de nombreux portraits qu'il expose dans les Salons parisiens. Il travaille à la gouache et à la détrempe. Il a exposé au Salon des Indépendants à partir de 1905, au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts depuis 1906, étant sociétaire en 1921, et au Salon des Tuileries à partir de 1923.

3

Il épouse Denise Galliard (1887-1955), la fille du docteur Lucien Galliard, médecin des hôpitaux de Paris,          chef de service à Lariboisière.

 = = = = = = = = = = = =

1

Deuxième fils du docteur Edouard Brissaud, Etienne BRISSAUD (1882-1951), ancien interne des hôpitaux de Paris, soutient sa thèse en 1911 sur « la coagulation du sang mesurée dans le plasma salé ». Il participe avec Abrami et Widal à la célèbre expérience réalisée à l’hôpital Cochin en 1914, démontrant l’existence de l’allergie respiratoire.

2

Il épouse en 1908 Suzanne FRANCK (sans rapport avec le compositeur César Franck) dont il a 4 enfants.

Leur petit-fils Pierre-Yves Berveiller repose dans leur caveau.

= = = = = = = = = = = =

P1080942

Tombe des 2 fils du docteur Etienne Brissaud morts pour la France.

Les 2 frères sont morts tous les deux en Avril 1945 en Allemagne :

Jean BRISSAUD (1917-1945) et René Henri BRISSAUD (1919-1945). 

 = = = = = = = = = = = =

1

Henri-Edouard BRISSAUD (1913-1981) est le dernier fils d’Etienne. Ancien interne des hôpitaux de Paris, il fut pédiatre, médecin des hôpitaux en 1951 et chef de service à La Salpétrière. Il a notamment écrit Etude clinique de l’haptoglobine (1941) et un ouvrage collectif avec Robert Debré et S.Thiefry sur le traitement de la méningite tuberculeuse (1948). Il n’a pas d’enfant.

= = = = = = = = = = = = 

2

Fille d'Etienne Brissaud, Lise BRISSAUD (1910-1968) épouse Jean BERVEILLER (1904-1976),                      compositeur et organiste. 

Jean Berveiller a étudié l'orgue avec Marcel Dupré. Il a écrit quatre compositions d'orgue inspirées par le jazz : Suite : Allegro, Intermezzo, Adagio, Final (1947), Épitaphe (1951), Cadence : Étude de concert (1953), et Mouvement (1953). Toutes ces oeuvres ont été dédiées à Jeanne Demessieux organiste de La Madeleine à Paris, qui a fréquemment joué ces compositions dans ses récitals d'orgue. Jeanne Demessieux a dédié son cycle d'orgue, Sept Méditations sur le Saint-Esprit, opus 6, à Jean Berveiller.

3

Pour écouter "Mouvement" de Jean Berveiller :

https://www.youtube.com/watch?v=HIfDVjS24Uo

 = = = = = = = = = = = =

1

Pierre BRISSAUD (1885-1964) est un peintre et illustrateur de mode français.

Fils du médecin et neurologue Edouard Brissaud, Pierre Brissaud reçoit sa formation d'artiste aux Beaux-arts de Paris, dans l'atelier de Fernand Cormon. Sa famille le pousse à étudier l'art, tout comme son frère Jacques, également peintre. Son oncle est le peintre Louis-Maurice Boutet de Monvel.

2

En 1907, il expose pour la première fois au Salon des indépendants et au Salon d’automne à Paris.

Il entre à la Gazette du Bon Ton dès novembre 1912 comme illustrateur de mode (où il retrouve son cousin Bernard Boutet de Monvel). Il croque à merveille les créations de Louise Chéruit ou de Jeanne Lanvin.

Dans les années 1920, la Maison Devambez fait appel à ses talents pour illustrer les œuvres d’Honoré de Balzac, Anatole France et Pierre Lotti.

Brissaud connaît le succès : son trait plaît aux magazines de mode étrangers, il publie souvent pour les couvertures de Vogue après 1925, mais aussi dans House & Garden, Fortune, Vanity Fair, Monsieur, et l’Illustration.

 = = = = = = = = = = = =

petite fille d edouard brissaud

Tombe de Marika BRISSAUD (1911-2012) veuve d’Olivier Chauveau, petite-fille d’Edouard Brissaud et d’Hélène Boutet de Monvel, qui vécut 101 ans !

= = = = = = = = = = = =

 Proches de ces tombes se trouvent celles des famille Chopy-Franck-Brissaud-Roland-Manuel.

 

1

Dans cette tombe repose le docteur Henri CHOPY (1850-1937) très estimé des nemouriens.

Son épouse née Louise BRISSAUD (1851-1945) est la fille de Claire Féréol* et la sœur du docteur neurologue Edouard Brissaud.

Un de leurs enfants, Jean, épouse en 1913 la petite-fille de César FRANCK : Thérèse, professeur de piano.

Monique Chopy, fille de Jean et de Thérèse est inhumée dans ce caveau.    

2

*Claire Féréol est la fille d’un chanteur d’opéra comique et descendante d’artistes de la Comédie Française les Boutet de Monvel, elle est elle-même une petite cousine de la femme de César Franck dont elle est élève pour le piano. 

Le séjour de César Franck à Nemours : http://orgue77.canalblog.com/archives/2015/02/21/31575877.html

 = = = = = = = = = = = =

1

Fils du compositeur et musicologue bien connu, Claude ROLAND-MANUEL (1922-2005) a été élevé au contact de l'intelligentsia de la première moitié du siècle, dont Maurice Ravel, ami de la famille. Il a été producteur et réalisateur à France Culture, et, pendant plus de quarante ans jalonnés de rencontres et d'amitiés profondes, il a connu nombre de créateurs et intellectuels marquants de notre temps.  

P1080786

Il a acquis une philosophie d'épicurien sceptique qui transparaît dans ses ouvrages : Sans mémoire (1985), Chemin d'ombre (l990), Un arbre en Afrique (1998)

3

Il est lié à la famille du docteur Chopy ayant épousé sa petite-fille Martine (fille de Marcel Chopy).

 = = = = = = = = = = = =

Repartons par l'allée centrale vers le tombe d'Edmond Geffroy à la fois acteur et peintre.

 

1

Edmond GEFFROY (1804-1895) partagea sa vie entre le théâtre et la peinture.

Acteur réputé, il est sociétaire du Théâtre de la Comédie Française jusqu’en 1865.

Il passa trente-six années de sa vie au Théâtre-Français ; pensionnaire de 1829 à 1835, sociétaire de 1835 à 1863 puis doyen de 1863 à 1865.

Parallèlement,il étudie la peinture dans l’atelier d’Amaury Duval, un élève d’Ingres, et expose au Salon de Paris de 1829 à 1868 où il obtient une troisième médaille puis une deuxième médaille en 1841. Il laisse un Saint-Pierre (1878) qui orne l’église de Saint-Pierre-lès-Nemours.

3 Saint Pierre par Edmond Geffroy

Edmond Geffroy épousa le 23 janvier 1834 Eulalie Duval dont la mère était sociétaire de la Comédie-Française.

Depuis son mariage, Edmond Geffroy se rendait à Saint-Pierre-lès-Nemours, village auquel sa femme était très attachée. Il aimait y recevoir ses amis et ce havre devint un lieu de rendez-vous animés.

Geffroy se passionnait pour son jardin et avait installé un atelier où il se consacrait à la peinture et au dessin.

Eulalie, sa femme mourut en 1876, le laissant désemparé et l'éloignement de son fils, installé en Algérie lui était insupportable. Cependant, il accueillait ses petits-enfants à Saint-Pierre-lès-Nemours tous les étés.

2

Edmond Geffroy s'éteignit à Saint-Pierre-lès-Nemours le 8 février 1895. Il y est enterré aux côtés de sa femme et à proximité d'Hippolyte Bayard (originaire de Breteuil dans l'Oise, village-berceau de la famille Geffroy).

 = = = = = = = = = = = =

Orientons nous maintenant vers le mur d'enceinte du cimetière où est placée la stèle d'un peintre. 

 

1

La stèle du peintre Auguste LEBOUYS (1812-1854) est ornée d’un médaillon en bronze signé Jules Cavelier.

3

4

Elève de Paul Delaroche, Auguste Lebouys fut Premier Grand Prix de Rome en 1841 et pensionnaire à la Villa Médicis de 1842 à 1846. Il exposa au Salon de Paris en 1853 où il remporta la 3ème médaille.

2

On peut voir ses œuvres à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, au musée Magnin de Dijon, au Princeton Museum of Art, à la mairie d’Orléans, à l’église Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris...

Sa fille Catherine née en 1847 fit une brillante carrière de violoniste .

 = = = = = = = = = = = =

Revenons sur nos pas pour voir les tombes de deux sculpteurs. 

 

1

Le sculpteur Pascal BOUREILLE (1909-1999) a débuté sa carrière dans les années 1930 .

En 1937 il participe au Salon des Artistes Français à Paris.

2

Le Musée des années 30 à Boulogne-Billancourt abrite sa sculpture « Le Potier ». En 1956 il sculpte le buste de l’ingénieur des Arts et Manufactures François Joffre pour un square de la ville de Perpignan. Il est également intervenu sur différents monuments parisiens, laisse un bas relief à la préfecture de Melun et une Piéta à l’église St-Jean Baptiste de Sceaux.

 = = = = = = = = = = = =

1

Louis WEISS (1812-1886) sculpteur et ciseleur fut créateur de bijoux. Sur sa tombe on peut voir son médaillon sculpté ainsi que celui de son épouse née Victorine Delagarde.

3

 = = = = = = = = = = = =

Terminons notre visite avec les tombes de deux photographes.

 

1

Hippolyte BAYARD (1801-1887) est un pionnier de la photographie, inventeur et artiste.

Fils du juge de paix Emmanuel Bayard, il quitte la Picardie pour rejoindre Paris où il entre au ministère des Finances. Il est attiré avec son ami, Edmond Geoffroy, vers le milieu bohème de la capitale.

Dans les années 1830 à Paris, le milieu intellectuel et artistique est agité par les fameuses expériences menées par Louis Daguerre, créateur du Diorama. Celles-ci font suite aux avancées de Nicéphore Niépce, avec qui il s'était associé en 1829 mais qui décéda subitement en 1833 . En 1835 , des informations commencent à circuler sur un procédé que Daguerre aurait réussi à mettre au point pour fixer l'impression lumineuse dans une camera obscura.

2

Bayard invente d'abord un procédé photographique de négatif sur papier. Puis, en mars 1839, il met au point un procédé lui permettant d'obtenir des positifs directs sur papier. L’image positive se forme par l'exposition dans la chambre noire d’une feuille de papier préalablement sensibilisée. Comme les daguerréotypes, les images obtenues par Bayard sont des pièces uniques ne pouvant être reproduites. En juillet 1839, Bayard présente la première exposition de photographies de l'histoire.

 = = = = = = = = = = = =

1

Originaire de Bordeaux, Pierre-Yves PETIT (1886-1969) surnommé Yvon, est d’abord photographe à « L’Illustration ». Il sillonne alors la France et fait des milliers de clichés de villages, de la campagne, de la montagne, de la mer, des vieux métiers...

En 1919 Pierre-Yves PETIT fonde les « Editions d’Art Yvon », il appose alors sa célèbre signature sur ses cartes postales.

Perpétuellement à la recherche de meilleure qualité, il imposera en 1923 le nouveau procédé Hélio, en remplacement de la phototypie et du bromure colorien en usage depuis la fin du XIX° siècle. En 1946 il veut faire encore mieux: de la vraie carte couleur. Il s’adresse à une imprimerie de grande réputation pour faire reproduire ses premières cartes postales couleur grâce au célèbre procédé 301. La collection s’appellera «  Couleurs et Lumières de France ».

2

= = = = = = = = = = = = 

C’est également dans ce cimetière que fut inhumé le baryton-martin Jean-Baptiste CHOLLET (1798-1892), qui créa plusieurs rôles dans les opéras d’Herold et d'Auber. Sa tombe ne s’y trouve plus ; il n’est pas impossible qu’elle ait été relevée.

Il fait des études au Conservatoire de Paris, où il apprend dès l’âge de 8 ans le solfège et le violon . Il en sort avec un prix de solfège en 1814. Il avait commencé à chanter dans la chorale de Saint-Eustache où son père était maître de chapelle et comme il avait une voix intéressante de baryton, il entre en 1815 comme choriste à l'Opéra, puis au Théâtre Italien, au Théâtre Lyrique et enfin au Théâtre Feydeau. Il chante également au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles et fut un temps directeur du Théâtre de La Haye.

= = = = = = = = = = = = 

Avant de nous quitter reprenons l'allée centrale où une curiosité nous attend.

 

Sur une tombe dont les noms sont effacés, on peut admirer une terre cuite signée Justin-Chrysostome SANSON.

P1080945

Né à Nemours en 1833, ce sculpteur est élève à l'Ecole des beaux-arts de Paris dans l'atelier de François Jouffroy avant d'obtenir un Grand Prix de Rome en 1861.

P1080946

= = = = = = = = = = = =

 

P1080940

 

- Texte et photos Jean-Michel SAINCIERGE, Juillet 2016 -

 

-Tous droits réservés-
Conformément aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle,
les textes sont protégés par le Droit d'Auteur.

= = = = = = = = = = = =

 

Sources :

Galerie-leserbon.fr Auguste Lebouys

Site Académie nationale de Médecine

Cimetières de France et d'ailleurs, Philippe Landru

César Franck par Maurice Kunel, Grasset 1947

Site de la Ville de Maignelay-Montigny

Blog La Loupe Mémoires de guerre Pierre Brissaud

Guide du Syndicat d'Initiative de Nemours, 1928

Histoire de la neurologie Edouard Brissaud n°114 Janvier 2009 par Jacques Poirier

decitre.fr Un arbre en Afrique

Encyclopaedia Universalis

La Carterie Yvon.net

Site Généanet

Wikipedia

 

Posté par 77000 à 08:32 - Commentaires [1] - Permalien [#]